dimanche 14 février 2010

Nous sommes les plus beaux !

La grande majorité de la musique qui passe dans mes oreilles est chantée en anglais, même lorsqu'elle vient d'Auvergne. D'ordinaire, j'ai beaucoup de mal à apprécier le français dans la musique, même si l'année dernière Arnaud Fleurent-Didier m'a tout retourné avec son morceau France Culture. J'ai alors cru qu'enfin je pourrais apprécier les chanteurs francophones et me plonger dans les discographies de grands comme Bashung ou Gainsbourg. C'était sans compter avec la grosse déception suite à la sortie de son disque.
Il a donc fallu qu'un Français aille traîner vers Bristol, fasse de belles rencontres et revienne chez nous pour quelques concerts, les bras chargés de CDs et de beaux dessins. Ce Français, c'est François. Accompagné de sa troupe, il forme frànçois & the Atlas Mountains et chante fort bien, en anglais... Ou en français.
Malgré une série d'écoutes de l'album plutôt positive, j'appréhendais un peu de les voir sur scène, le son des vidéos live que j'avais vues sur le net était plutôt mauvais. J'ai été rapidement rassuré : le son était bon, les membres du groupe à l'aise, le batteur a installé quelques tambours, sur lesquels il s'est déchaîné pendant la petite heure de concert, le bassiste et la guitariste/claviériste ont aussi donné de la voix... Et François, au chant, à la guitare, au clavier ou à l'harmonica, un peu moins joyeux que les trois autres membres du groupe, mais tout aussi efficace et sympathique.
Je me suis progressivement laissé emporter dans ce concert, les chansons toujours belles, raffinées sont devenues de plus en plus dansantes au cours de la soirée (notamment Nous sommes les plus beaux, Allons à la piscine) et c'est avec regret que le concert se termine un peu rapidement, malgré un rappel. Au final, un excellent concert, des artistes qui avaient manifestement envie d'être là, qui se sont amusés et une réconciliation avec le français, au moins pour François et ses chansons.

Il me reste à évoquer la première partie de ce concert, Leopold Skin. Et oui, Kütu Folk, encore et encore. Lui chante exclusivement en anglais et c'est très bien comme ça. Deux semaines après un concert au FRAC avec toute la troupe, il revient toujours aussi bon avec François-Régis de St Augustine et Olivier de Garciaphone pour un concert où ont été jouées les chansons de l'album et quelques nouveaux morceaux (I see mountains), réussis, à paraître dans un nouvel album en préparation. Une façon de plus de convaincre ceux qui ne l'étaient pas encore qu'on a de la chance d'avoir à Clermont Leopold Skin (et tout Kütu Folk Records).
Ci-dessous une vidéo de Lonesome & Cold avec tous les musiciens de Kütu Folk. Les vidéos des autres groupes sont accessibles en cliquant dessus une fois celle-ci terminée.